[RE]CAPTURE
création
ALICE JARRY
29 AVRIL → 28 MAI 2024

S’appuyant sur le concept de filtration, [re]capture est une installation qui explore la matérialisation des flux de pollution atmosphérique à Montréal. Des objets nomades disposés dans l’espace urbain captent les niveaux de particules fines, de dioxyde de carbone et de composés volatiles organiques ainsi que des images de leur environnement immédiat. Ces données sont organisées et retransmises dans l’espace d’exposition pour informer les comportements de flux de vent et de lumière qui circulent dans un système de filtration constitué de biomatériaux et de plantes reconnues pour leurs propriétés filtrantes.
[re]capture s'inscrit dans le cadre du projet de recherche-création « Membranes souples dynamiques : la filtration de l’air comme processus matériel, interdisciplinaire et environnemental agissant » dirigé par Alice Jarry (Université Concordia) et soutenu par le Fonds de recherche du Québec - Société et Culture et le Conseil des arts de Montréal.
L’équipe remercie le Service de l’environnement de la ville de Montréal (Division qualité de l’air), Patrizio McLelland, Sarah Al Mamoun et Teague Riordon.
Sous la direction d'Alice Jarry, l'œuvre a été créée collectivement par des membres de la Chaire de recherche en Critical Practices in Materials and Materiality (Concordia) et du Biolab de l’Institut Milieux pour les arts, la culture et la technologie.
Artistes :
Commissaire :
Alice Jarry est une artiste, chercheuse et éducatrice qui se spécialise dans les œuvres in situ, la conception socio-environnementale, les arts numériques, les médias tangibles et les projets communautaires. Ses recherches portent sur la durabilité, l'esthétique et la politique, et s'intéressent de manière critique à la matérialité, à la production matérielle et aux questions contemporaines concernant les communautés urbaines et les infrastructures. La matière étant indissociable de la forme et de la pratique, ses installations examinent comment la matérialité, engagée dans des processus constants de transformation et de circulation avec le lieu, la technologie et les communautés, peut provoquer l'émergence de formes adaptatives et de relations socio-environnementales résilientes.




